Marilyn, ma soeur

Il existe une quantité impressionnante de livres sur Marilyn Monroe. Billy wilder avait dit un jour qu’il y en a certainement plus sur Marilyn que sur la seconde guerre mondiale…

Avec les années j’ai accumulé beaucoup de livres sur Marilyn. Je pense qu’il est temps pour moi de partager avec vous mes impressions sur cette bibliothèque qui ne cesse de s’agrandir. Je le fais déjà dès qu’un nouveau livre sort et que je l’achète mais maintenant j’aimerai revenir sur l’existant.

Je commence cette nouvelle rubrique par un livre surprise sorti il y a maintenant vingt ans : « Marilyn, ma soeur » par Berniece Baker Miracle et Mona Rae Miracle (sa fille).

1994 marilyn ma soeur

J’emploie le mot « surprise » parce que ce fut un choc pour tout le monde d’apprendre que Marilyn Monroe avait encore de la famille, de surcroit une soeur ou plus tôt une demi soeur. Tout le monde pensait que la plus grande star du monde n’avait jamais eu de véritable famille, celle du sang. Tout à coup nous découvrons une des faces les mieux cachées de Marilyn Monroe. Nous sommes très loin des révélations à sensations des livres sur sa mort ou de personnages l’ayant brièvement rencontrée.

Berniece nous dépeint le visage d’une Marilyn humaine. Elle nous raconte leurs premières lettres échangées, leurs premières photos, leur première rencontre.  Berniece nous parle d’une femme ordinaire qui a un moment de sa vie est devenue une femme extraordinaire mais qui a toujours gardé le contact avec le réel, avec les personnes qui lui étaient chères.

Nous apprenons un peu plus de la jeunesse de Marilyn. Norma Jeane apprit à l’âge de 12 ans qu’elle avait une soeur aînée.  A partir de cet instant, les deux jeunes femmes vont échanger des photos, des lettres jusqu’à leur première rencontre en 1944 à Détroit, là où habite Berniece avec son mari et leur fille Mona Rae. Norma Jeane a alors 17 ans.

Elles se reverront deux ans plus tard à Los Angeles. Pour la première et unique fois, mère et filles seront réunies. Par la suite, elles se reverront épisodiquement mais ne cesseront jamais de communiquer par lettres.

1994 mai lifeCe livre est touchant, attendrissant. Pour la première fois, il décrit une Marilyn vraie, humaine. Nous passons de l’autre côté du miroir. Entendre parler sa famille, c’est atteindre une intimité avec Marilyn. Les relations qu’entretenait Marilyn avec les gens étaient principalement professionnelles, très rares sont les récits de personnes n’ayant eu qu’un rapport filiale avec elle. Le récit de Berniece est très précieux.

Personnellement, à l’époque, la lecture de ce livre m’a profondément bouleversé. Il m’a permis de me construire une certaine idée de Marilyn : celle derrière le masque de la star, de l’actrice. Je ne dis pas que ce livre est la vérité absolue cependant il permet de mieux comprendre Marilyn en tant que personne. Il est pour moi l’un des meilleurs livres jamais écrit sur Marilyn, c’est un témoignage, instructif, précieux, touchant… prenant. Et puis les quelques photos photos parsemant le livre sont de véritables trésors.

Lors de la sortie du livre, la communication fut tonitruante. Berniece a fait le tour du Monde. Je ne pense pas qu’elle s’attendait à faire un aussi important raz de marée avec son récit. Elle a dû être assailli de toute part, cela n’a pas dû être facile pour elle, peut être est-ce aussi la raison tardive de son récit ? Toujours est-il qu’à l’époque elle est apparu dans de nombreux magazines et autres émissions télés y compris en France !

Au cours du post vous retrouvez les scans d’articles parus au moment de la sortie du livre.  Le plus beau est celui apparu dans le magazine « Life« . J’avais aussi gardé celui du magazine « Gala » et un article dans un magazine télé.

1994 aout gala presse-aout94

Lors de mon voyage au Japon, il y a de nombreuses années, j’avais trouvé une édition de 1997. La couverture rétro m’a beaucoup plu. Et à ma grande surprise lorsque j’ai fait la comparaison avec l’édition française, j’ai remarqué deux choses que vous retrouverez dans les photos ci-dessous. Prêtez bien attention aux légendes des photos dans l’édition française.

1994 marilyn ma soeur jp comparaison marilyn ma soeur fr-jp

Pour finir, le site officiel de Mona Rae : http://www.monaraemiracle.com/


5 réflexions sur “Marilyn, ma soeur

  1. Je ne suis pas certain d’avoir repéré les 2 détails auxquels tu fais allusion. Le coeur sur le i dans la dédicace y est bien non ? je vois mal. Mon étonnement vient de la date de la carte de voeux des Strasberg, 1963 ce qui montre qu’entre héritiers, ils sont restés un peu en contact.

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    1. En fait, les détails sont de l’ordre de l’encadrement proposé. Lorsque tu regardes la photo de Norma Jeane jeune dans l’édition française, il parle du coeur sur le « i » de sister mais où vois-tu la dédicace ? Moi je ne la vois que dans l’édition japonaise.
      Idem pour la carte de voeux des Strasberg, l’écriture manuscrite a été rognée dans l’édition française, nous ne savons donc pas que la carte a été envoyée en 1963 de Moscou. En fait je dis deux pour deux photos mais en fait le détail est le même : la suppression de l’écriture manuscrite dans l’édition française pour les deux photos ! Etrange, non ?
      Concernant la date de 1963, n’oublions pas que la mort de Marilyn est encore présente pour ses proches, rester en contact est une façon de s’en souvenir. Je ne pense pas que les Strasberg ont envoyé d’autres cartes de voeux les années suivantes mais je me trompe peut être.

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  2. Merci pour ta réponse. C’est un livre que j’aime bien car tout ce que rapporte Bérénice est d’un point de vue ignoré jusque là. C’est touchant même quand c’est banal.

    La photos des deux soeurs et leur mère, sur la plage, qui est dans le livre et aussi dans ton article me fait sourire à chaque fois : Marilyn se tient sur sa mère, les deux genoux sur ses cuisses. Une position tellement inconfortable pour toutes les deux mais on sent que de la part de Marilyn, c’est plus fort qu’elle !

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    1. Cela fait très longtemps que je ne l’ai pas lu mais le souvenir que j’en garde est celui que tu as : un point de vue méconnu, et pour ma part pas assez relayé depuis. Pour moi il est un peu dans la même veine que celui écrit par Susan Strasberg « Marilyn et moi ». Ce sont des regards de femmes. Elles ne voient pas Marilyn comme un objet, comme une image, leur relation avec Marilyn était basée sur une certaine confiance et compréhension même si Susan et Berniece n’ont pas eu la même relation avec Marilyn. Cela me fait prendre conscience que je n’avais jamais regardé ces écrits sous cet angle : le point de femme sur une autre… et par n’importe laquelle !! Encore une nouvelle idée pour un article, cela pourrait être intéressant…
      Concernant les photos se sont de véritable trésors parce qu’au final ce sont les seules et uniques photos de famille que nous avons. Voir toutes ces générations ensemble, cela donne le frisson, je les adore. Et mon dieu ! quelle ressemblance !!!

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