Marilyn inédite, 50 séances

Après bien des attentes, le voilà enfin ce nouveau livre sur la collaboration entre Milton Greene et Marilyn Monroe. Son titre ? « Marilyn inédite Milton H. Greene 50 séances ».
(We waited for this book for a long time, now it’s a reality. The new book about the relation between Milton Greene and Marilyn Monroe has the title : « The essential Marilyn Monroe by Milton Greene 50 sessions »).

2017 livre mg

Pavé de 360 pages, c’est un vrai beau livre où la photo est privilégiée sur chaque page.
Le format est vraiment imposant. Cela ravira les nombreux fans de pouvoir admirer en pleine page la quasi totalité des 284 photographies qui composent ce livre.
De plus, pour chaque thématique, c’est à dire chaque séance, nous avons droit à une petite explication avec date et anecdote. Franchement c’est un belle réussite.
(Big book of 372 pages for the english version, it’s a beautiful photobook. Many fans will like to see each of the 284 photos on one page. And for each sessions you will find the date and some informations about it).

J’aime beaucoup aussi les explications que donne Joshua Greene sur la genèse de ce livre et on comprend alors mieux pourquoi il nous a fallu attendre plus de 20 ans pour l’avoir entre nos mains (même si je trouve ça un tantinet longuet). Cela peut paraître technique, d’ailleurs ça l’est, mais cela donne un regard plus professionnel sur le travail de son père. Vraiment très intéressant.
(I like very much all the explanations given by Joshua Greene about his work on this book. We have to wait 20 years to have it ! And now we know why. Very interesting).

Mais voilà, pointilleuse comme je suis, mon enthousiasme est quelque peu amoindrit.
Deux choses me choquent : les retouches sur certaines photos qui sont outrancières et l’inexactitude chronologique.
(But I’m not a good girl and I saw many things I don’t like in this beautiful book. Two things : the colors and photoshop on many photos and more than everything the wrong chronological informations).

Les retouches outrancières. (Outrageous photo éditing)

Si quelques photos en noir et blanc attestent de certaines retouches, je trouve que cela reste correcte malgré la présence parfois d’un « flou artistique » dès plus déroutant. Ce qui me choque vraiment ce sont les retouches couleurs.
(If some black and white photos are photoshopped, I think the work is really good even if some photos seem to be in an puzzling halo. I’m disappointed by the outrageous photo éditing and colorization).

retouches

Dans son introduction, Joshua Greene explique sa démarche. Son but est de sauvegarder le travail de son père. Il est très difficile de conserver les pellicules photos. Elles se retrouvent vites abîmées et la couleur passent très vite en fonction de la qualité du matériel utilisé à l’époque. De plus, il est très intéressant de savoir que son père était parfois tellement excité par la séance effectuée qu’il développait les pellicules avec précipitation sans prendre toutes les précautions nécessaires.
L’un des plus gros travail de restauration est d’essayer de retrouver les couleurs d’origine. Milton Greene était un vrai génie de la couleur.
(In the introduction, Joshua Greene explain his work on the archives. He wants to save his father’s archives. Films are very fragile. With time they lost their colors. Milton Greene was a colour genius. But we also learn his father wasn’t a good conservative because he can’t wait to see the result of his work).
Mais voilà sur certaines photos, cela ne marche pas du tout, cela choque même. Les couleurs semblent saturées, irréelles. Moi, je trouve que ça pique les yeux, c’est trop flashy. Et mon dieu, qu’ont-ils fait à ses yeux !!! Marilyn n’a jamais eu des yeux d’un bleu aussi tranchant…
(But this work on the colors shocks me. They seems unreal. And Gosh, her eyes ??!!! Marilyn never has those blue eyes…).

blue eyes

NB : les retouches sur les yeux de Marilyn ne sont pas nouvelles, j’ai retrouvé sur le net des couvertures de vieux magazines des années 70 aves des photos de Bert Stern. Là les yeux paraissent délavés. (Photo editing on the Marilyn’s eyes aren’t new. I’ve found on the web some old covers magazine from the seventie’s with Bert Stern photos. Her eyes seems washed out).

l'express 1974

Ces retouches sont froides alors que le travail effectué par Milton Greene restitue la chaleur des couleurs.
Ici nous avons bien la preuve que malgré des opportunités énormes qui s’ouvrent avec la technologie, cela reste du mécanique. La photographie c’est autre chose, encore plus à l’époque de Milton Greene. L’artiste joue avec les éclairages, avec les atouts de son modèle (sa peau, son regard, l’intensité qu’il dégage…), il crée un moment. Ces colorisations ne sont que du rajout, de l’exagération.
(Here, we can see even if technology gives us big opportunities, there isn’t the human touch that you can find in the work of an artist like Milton Greene. He tried to play with the light, the model (her skin, her intensity, her look…) to create a moment. Those colorizations are only exaggeration).
Pour moi, Joshua ne peut se mettre dans les chaussures de son père. Le seul a pouvoir retrouver les couleurs d’origine c’est Milton parce qu’il est l’artiste à l’origine de ces clichés. En fait ce résultat n’est qu’une supposition du réel mais ce n’est certainement pas la réalité.
(For me, Joshua can’t be his father. The only person who can recreate his work it’s Milton. This result is a supposition not the reality).
Et puis, personnellement, j’aime ces photos sans retouches. Elles montrent que le temps passe, qu’elles sont fragiles et que ce temps fait désormais parti du passé. Les photos ont beau figer un moment, il n’en reste pas moins que le temps ne s’arrête pas. J’adore l’idée de ces vieilles photos jaunies que l’on retrouve dans une boîte. Elles ont ce charme désuet qui nous fait basculer irrémédiablement dans un autre monde.
(Personally, I love the photos like they are even they are damaged. They show the time, they show what they are : fragile. Photos stop the time with a moment but the time goes by. i love the idea of all those old photos you can find in a box. They are like a time machine, we are in another world, a passed world).

En fait je ne suis pas fan des images ultra lisses qui nous sont proposées aujourd’hui. Elles manquent de caractère et ce livre en est pour moi une nouvelle preuve.
(I have to say : I’m not a fan of all those too clean photos we can see everywhere now. They don’t have enough character and this book is a new proof for me of that).

Voici quelques exemples qui me choquent énormément. Les photos à gauche proviennent du site officiel de Greene, celles de droite du livre. Incroyable, non ? (Some examples of what shocks me in this book. On the left, the photos come from the official site of Greene and on the right, they come from the book. Incredible, isn’t ?).

colv 1955juin55 piscine

Pourtant sur certains clichés, je trouve que le résultat fonctionne. J’avoue que c’était ma très grande crainte avant de me lancer dans cet achat. Les photos retouchées que je voyais depuis un moment circuler me faisaient très très peur.
(Nevertheless, some of colorized photos are good. I admit I was very afraid of those colorizations. I wait to buy the book for that, and all the photos I have seen on the web afraid me).

Mais au final, le véritable choc est venu d’ailleurs : des informations sur chaque séance et plus précisément des dates qui y sont associées. Là c’est un carnage ! Je ne comprends pas ces erreurs.
(But the real shock came from somewhere else : the informaitons on each session and precisely from the dates ! It’s a slaughter. I don’t understand those mistakes).

La chronologie des séances. (The chronology of the sessions).

Alors là, j’espère que vous avez le coeur bien accroché parce qu’il va y avoir de sacrés explications. Va falloir suivre ! Prêts ? C’est parti.
(I hope you are ready because you’re gonna read many explanations. Ready ? Let’s go !).

  • Dans l’encart « chez Joe Schenck ». Les trois dernières photos n’ont pas été prises dans la villa du magna hollywoodien mais dans l’appartement de Marilyn au Doheny Drive. Nous y reconnaissons son canapé, sa bibliothèque que nous pouvons bien distinguer sur les photos prises par Bob Beerman dans son appartement en 1953.
    (In the session « Schenck House ». The last three photos were not taken in this house but in the Marilyn’s apartment in Doheny Drive. You can recognize her sofa, her library on the photos taken by Bob Beerman in her apartment in 1953).

doheny drive salon

  • Le thème suivant « lit » où Marilyn est nue dans un lit aux draps blanc… et bien idem. Ces photos n’ont pas été prises dans la pavillon des invités de la villa de Schenck comme indiqué dans le livre mais bel et bien chez elle à Doheny. Les photos de Beerman nous le prouvent encore une fois.
    (For the next session « bed » where Marilyn is nude in a bed… it’s the same. Those photos were taken in the Marilyn’s apartment and not in the Schenck house. The photos taken by Beerman give us the proof).

doheny drive chambre

Donc quand ces photos ont-elles été prises ? est-ce avant, pendant ou après la séance chez Schenck ? (So when were they taken ? Before, after the session in the Schenck house ?).

  • Un peu plus loin, le thème « rocher » est estampillé de la date de mai 1954.
    Impossible pour moi au vu de sa coiffure qui est celle qu’elle portait en 1953 comme celle des photos des thèmes « chez Schenck » et « lit » pour reprendre les clichés du livre… Et pour autres preuves voici les deux photos prises respectivement en avril et mai 1954. Vous êtes d’accord, non ?
    (Further, the session « rock » is in may 1954. Impossible ! Look her hair, Marilyn have her 1953 look, like on the photos in the Schenck house if we take the informations from the book… And if you want other proof, look at those two pictures taken in april and may 1954. You are agree, isn’t it ?).

rock

  • Petit saut dans le temps avec les séances « ballerine » et « robe dorée ». La séance est décrite comme effectuée au studio de Greene à New York. Le mois indiqué est octobre 1954. (A little jump with the sessions « ballerina » and « gold dress ». In the book, they say the session was in october 1954 in the Greene’s studio in New Tork).
    Là l’erreur est moindre mais pour moi troublante parce qu’en octobre Marilyn n’était pas du tout à New York, elle était à Los Angeles en train de régler sa séparation avec Joe DiMaggio ! Le 5 octobre c’est la Fox qui l’annonce, le 6 c’est la ruée des photographes sur une Marilyn en larmes et le 27 c’est l’audience au tribunal. (Mistake, in october 1954, Marilyn wasn’t in New York. She was in Los Angeles to settle her separation with Joe DiMaggio ! 5th october, Fox announce the separation, 6th october Marilyn was crying in front of journalists and 27th october she was in court for her divorce).
    Le seul moment où elle fut à New York c’est lors des extérieurs de « Seven year itch » entre le 8 et le 16 septembre 1954. Et c’est là, qu’elle fit ces séances. N.B : regardez sa main gauche, elle a une alliance… (The only moment she was in New York it was between 8th and 16th september 1954. She made those sessions there. N.B : look at her left hand she had a wedding ring…).

sept 1954 ballerine et robe dorée

  • Un peu plus loin, la séance « osier » est datée de mars 1955. Que nenni ! Elle fut faite comme les deux précédentes en septembre 1954. Regardez-moi cette coupe de cheveux identique et ce fauteuil en osier est le même que pour les deux autres !!!
    Et puis en mars 1955, sa coupe de cheveux est bien différentes comme nous le montre d’ailleurs les deux séances qui entourent celle-ci dans le livre.
    (Further, the session « wicker » is dated march 1955. Wrong ! It’s the same session like « ballerina » and « gold dress » so in september 1954. Look at this wicker, you can find it in the two others sessions !!!! And in march 1955, she’s got another hairstyle like we can see even in the book).

1954 osier

  • Nous tournons encore de nombreuses pages et là stop, encore une erreur qui se répètent sur plusieurs séances : « tréteaux », « pull rouge », « pull col en V », « cape noire », « fourrure blanche ». (We turn some many pages. Stop, again a mistake not only for one session but many : « trestle », « red sweater », « V neck sweater », « black cape » and « white fur »).
    Il est plus qu’évident que toutes ces photos ont été faites entre janvier et avril 1955 et non entre juillet et décembre 1955 comme indiqué. Encore et toujours sa coupe de cheveux. Cette coupe elle l’aura les quatre premiers mois de l’année 1955. A partir de juin, elle a une coupe très courte que l’on peut admirer pour la première fois le 1er juin 1955 pour la première à New York de « Seven year itch ».
    (They were taken between january and april 1955 not between july and december 1955 like you can read in the book. Always and again her hairstyle. She kept this hairdo for four months, the first of 1955. From june, she cut her hair very short like we can see her for the world premiere of « Seven year itch » in New York).

début 1955

1955 7yi 1ère

  • Par contre un très bon point pour la séance avec Marlon Brando. Il est évident qu’elle ne fut pas faite le jour de la première de « la Rose tatouée » au vu des informations fournies sur l’origine de cette séance : lever des fonds pour promouvoir la soirée du 12 décembre. Là, je fais mon mea culpa et vais modifier de suites mes notes.
    (There is also a good thing. It’s for the session with Marlon Brando. Sure it wasn’t taken the same day of the « Rose tattoo » premiere the 12th december 1955. We learn this session exists because Milton Greene wanted to fundraise for the premiere. So I’m gonna change my informations right now).

1955 par greene séance promo soirée rose tattoo

  • Allez, nous tournons à nouveau de nombreuses pages, nous arrivons à « Lincoln » datée d’avril 1956. Pas possible puisqu’en avril 1956, alors en plein tournage de « Bus Stop », Marilyn tombe malade et se retrouve alitée pendant une quinzaine de jours. Je ne la vois pas se promener en chemise légère, le bedon à l’air. Mais l’indice majeur se trouve sur la photo. (Again we turn many pages. We stop on the « Lincoln » session dated april 1956. It’s wrong because in april 1956 she was on the shooting of « Bus Stop » and she was sick for all the month. I can’t see her with a little blouse for a session with Greene. But the main proof is on the photo itself).
    Cette fois-ci la coiffure ne peut pas nous aider mais un autre indice nous donne toutes les informations nécessaires. Regardez bien sa main gauche et surtout la bague qui orne son annulaire… et bien oui elle est censée être mariée !! Et en avril 1956, Marilyn est libre comme l’air. Donc soit cette photo a été prise après le 1er juillet 1956, date du mariage religieux avec Arthur Miller, soit entre janvier et octobre 1954 durée de son mariage avec Joe DiMaggio. (It’s not her hairdo this time. Look at her hand, the left one, you can see a ring… she supposed to be married !! But in april 1956, Marilyn is single. So, we have two choice : after july 1956 when she married with Arthur Miller, or in 1954 between january and october 1954 when she was married with DiMaggio).
    En juillet 1956, Marilyn est entièrement concentrée sur sa nouvelle vie maritale et très vite elle s’envole pour le Royaume-Uni pour tourner « The prince and the showgirl ». Elle y restera jusqu’en novembre 1956. Donc peu probable. Il nous reste 1954. Et au vu de la bague, c’est bien celle de son mariage avec DiMaggio.
    De plus, cette photo a été prise à Los Angeles donc impossible que ce soit durant le mariage avec Miller puisqu’ils habitaient sur la côte est.
    (In july 1956, she married with Miller and just after they take the plane to Great Britain to shoot « The prince and the showgirl » until november 1956. That’s unlikely. So go for 1954 and if we look at well the ring it’s the DiMaggio’s wedding ring. Furthermore, the session was taken in Los Angeles and we know after her marriage with Miller, they lived on the east coast).

1954 lincoln00

  • Les séances qui suivent cette photo avec le portrait de Lincoln : « manteau noir », « fourrure grise », « prostituée », « gitane » sont aussi de 1954 et non d’avril 1956 comme précisée dans le livre. (The sessions after « Lincoln » : « black coat », « grey fur », « hooker » and « gypsy » were from 1954 and not from april 1956).
    La première chose étrange est le fait que je ne vois pas Milton et Marilyn faire deux fois le même type de scénario. Dans le livre une autre séance dite « paysane » faite dans les décors de la Fox comme celles nommées ci-dessus,  est datée du 24 mai 1954. Pourquoi se dire : ok, refaisons la même chose qu’il y a deux ans ?!! Pour moi, c’est incohérent.
    De plus comme nous l’avons vu pour la séance précédente, avril 1956 n’est pas un mois durant lequel Marilyn aurait pu faire ce type de séances photos. Elle était terriblement malade. (The first strange thing for me it’s I don’t think Milton and Marilyn gonna make the same idea twice. In the book you’ll find another session in the fox studios : « peasant » dated 24th may 1954. Why to do the same thing ?!! it’s inconsistent for me).
    Et puis sur de nombreuses photos, nous voyons clairement l’alliance de son mariage avec DiMaggio ! (And on many photos from those sessions, you can see the DiMaggio’s wedding ring !).
    J’ajouterai même que les coiffures de ces 4 séances sont bien trop proches de celle de la séance « paysane »… (And I add, the hairstyles for those 4 sessions are very similar with the « peasant » one…).

1954 décors fox studios

Je sais, vous allez me dire : « ok, je te suis mais il y a tout de même les photos où elle porte le haut de « Bus Stop » !!! ». (I know, I hear you say : « Ok, I’m agree with you but in the « hooker » session she wears the same blouse from « Bus Stop » !!!).
Je suis tout à fait d’accord. C’est cette séance « prostituée » qui donne toute la confusion.
Pour vous convaincre, regardez son annulaire, l’alliance est bien présente. Elle n’était pas encore mariée avec Miller quand elle a tourné « Bus Stop » donc forcément, nous revenons à 1954. (I’m agree with you. This « hooker » session gives all the confusion. But again, look at her left hand, a wedding ring is always there. She wasn’t married with Miller when she was on the « Bus Stop » shooting », so we come bakc to 1954).
De façon plus simple, il ne faut pas oublier que cette blouse dentelle n’a pas été créée pour Marilyn. Pour son personnage de Chérie, Milton et elle ont arpenté le département costume pour trouver la Chérie qu’ils avaient en tête. Sans doute que la séance effectuée en 1954 dans les décors de la Fox et lors de laquelle ils avaient fouillé (déjà) dans ce département costumes pour faire endosser différents rôles à Marilyn, leur est revenue en mémoire et ce haut fut alors une évidence. Ou peut-être sont-ils retombés dessus par hasard et les souvenirs de la séance avec. Beaucoup de choses sont envisageables.
Et puis, si le haut est bien le même, le reste est très différent. La jupe n’est pas celle portée dans « Bus Stop ». Les bas résilles ont une connotation sexuelle, Chérie ne les porte que sur scène et non avec sa jupe crayon noire et ce haut en dentelle. Esthétiquement parlant, nous ne sommes pas du tout sur le même registre. La jeune femme de la photo fait le tapin, elle a regard soutenu, dur, tandis que Chérie est une charmante jeune femme pas très futée mais une gentille fille rêvant de gloire. Pourquoi si cette séance date de 1956, avoir transformé pour quelques photos Chérie en prostituée ? C’est absurde. Ces photos auraient donné une fausse image du personnage.
Je vais encore enfoncer le clou (qui rejoint ma réflexion) : pourquoi n’avons-nous pas vu ces photos pour la promo du film ? Tout simplement parce qu’elles n’ont rien à voir avec le film !
(Important thing to know, the blouse was not created for Marilyn. With Milton, they went to the costumes department to choose the good clothes to create her character : Chérie. She’s a good girl, not very fine but a good girl. Maybe they remembered their first trip in this department in 1954, and the blouse came back to their memories. Or maybe they found it by chance a second time.
And if the blouse is the same, the skirt is different like the fishnet stocking. This accesory has a sexual connotation that we don’t find in Chérie. Why Milton will change the character of Chérie for a session . Those photos could give a bad image of Chérie. She’s not a hooker. It’s absurd to do a session like this to promote a movie. And if this session was taken in 1956, why they don’t use this images ? For one reason : this session wasn’t for « Bus Stop » !).

1954 prostituée (1)

  • Passons les nombreuses pages consacrées à « Bus Stop ». Nous tombons sur deux photos prises lors d’une conférence de presse dans le salon d’une maison. Cet évènement est daté de mai 1956. Faux. Cette conférence date du 3 mars 1956. Marilyn orchestrait son grand retour à Hollywood. Elle y était revenue quelques jours plus tôt afin de commencer le tournage de « Bus Stop ». Les journalistes de la côte ouest n’avaient qu’une envie : la revoir. (After the « Bus Stop » chapter, we see two pictures taken for a press conference. The date in the book is may 1956. Wrong. This press conference takes place the 3rd march 1956. Marilyn came back to Hollywood after 18 months in New York. She’s going to begin the « Bus Stop » shooting. The west coast journalists wanted one thing : to see her).
    Elle a la même coiffure que son arrivée à Los Angeles le 25 février. Lorsqu’elle commencera le tournage, sa coiffure sera bien différente, elle sera beaucoup plus structurée et bouclée. (And look at her hair. This hairstyle was the same when she arrived in Los Angeles the 25th february. When she’ll begin « Bus Stop », the hairstyle will be very different).
    Et elle ne porte absolument pas la robe portée pour la conférence avec Laurence Olivier à l’hôtel Plaza de New York le 9 février 1956, comme c’est mentionné dans le livre… (And she don’t wear the same dress she wore for the press conference with Laurence Olivier the 9th february 1956, like you can read it in the book…).

1956 conf presse

  • Un peu plus loin, le thème « mariage avec Arthur Miller » commence sur une magnifique photo de pied du couple. Malheureusement, cette photo n’est pas du tout du mariage. Si la tenue portée par Marilyn peut éventuellement donner dans la confusion, le smoking de Miller nous fait vite revenir à la réalité !
    Cette photo a été prise en Angleterre lors d’une soirée organisée par Terence Rattigan dans sa demeure à Sunningdale, Berkshire.
    Par ailleurs la photo page 348 dans le thème « le prince et la danseuse » provient aussi de cette soirée ou plus tôt de la préparation à cette soirée.
    (Further, the session « wedding with Arthur Miller » begins with a wonderful photo of the married couple. Unfortunately the photo don’t come from the wedding. The dress of Marilyn can give confusion but for sure the Miller’s tuxedo don’t ! This photo was taken in Great Britain for a party gives by Terence Rattigan in his house in Sunningdale, Berkshire. Moreover, the photo page 348 in the session « The prince and the showgirl » comes from this same night when she get prepared).

1956 rattigan party et mariage


Mon esprit taquin regrettera aussi que toutes les photos de Marilyn par Greene ne soient pas représentées. Certes le titre du livre est « 50 séances » mais alors pourquoi voit-on de ci de là des photos prises sur le vif lors de conférence de presse, de tournage… ? En cela, le livre « Milton’s Marilyn » sorti en 1994 est pour moi le meilleur.
(My teasing spirit will also regret that we can’t see all the photos by Greene of Marilyn. Sure the name of the book is « 50 sessions » but why we see photos taken in some press conferences or on some shootings ? In that respect, the book « Milton’s Marilyn » made in 1994 is the best for me).

Oh j’allais oublier !!!!! Il y a un truc qui m’a fait sursauté bientôt plus que tout le reste. Si, si ! (Oh I forgot !!!! There is one thing which makes me jump more than all the things I’ve written. Oh yes !).
Dans la description de la séance « prostituée », déjà la date m’a fait grincer des dents mais le pompon vient de la fin du texte : « les collants résille et la blouse de Bus Stop inspireront plus tard Madonna pour la promotion de son propre tube, Like a virgin ». Quoi ??? Vous rigolez !! Vous avez vu ça où ? Voici les photos promo de « Like a virgin ». Vous les voyez, vous, les collants résille et la blouse de « Bus Stop » ?
(In the description of the « hooker » session, the date makes my teeth grind but the end of the text takes the cake : « the fishnet stocking and the blouse of « Bus Stop » will later inspire Madonna to promote her single Like a virgin ».
What ??? Are you kidding me !!! Where, when do you see that ? Here is some photos to promote « Like a virgin ». Where are the fishnet stocking and the blouse of « Bus Stop » ?).

1984 like a virgin

En fait, Madonna a bel et bien porté cette blouse et les collants résille mais c’était en 1991 pour une séance photos en hommage à Marilyn réalisée pour la magazine « Vanity Fair » et photographiée par Steven Meisel.
(In fact, Madonna wore this « Bus Stop » blouse and fishnet stocking but it was in 1991 for a session to pay homage to Marilyn for Vanity Fair by the fashion photographer Steven Meisel).

1991-meisel-businbed


Pour conclure, c’est un achat que tous les amoureux de Marilyn doivent faire. Abstraction faite du texte, c’est vraiment un must have même avec les horribles retouches couleurs (qui ne sont pas sur toutes les photos). Beaucoup de photos sont vraiment inédites et beaucoup d’autres dans une taille et qualité qui laisse rêveuse.
En plus, la version française a un prix plus que correcte au vu de l’épaisseur du livre : 42€.
(To conclude, I think if you are a Marilyn fan or a Marilyn lover you have to buy this book. If you don’t read, it’s a must have even with the ugly colorizations (it’s only some of the photos not all). Many photos are really unpublished and it’s a joy to see them one by page. Further more, the french edition has a good price for this kind of book : 42€).

2017 livre mg00

Et vous, est-ce un achat que vous souhaitez faire ? Si vous l’avez déjà, quel est votre avis ? (And you, do you want to buy it ? If you already have it, what do you think ?).


Voici deux liens dont le site officiel du livre ainsi que celui des archives de Milton Greene. (Here’s two links. One for the official web site for the book and the other one the link of the Milton Greene Archives).

https://www.essentialmarilyn.com/

http://www.archiveimages.com/licensing/public-gallery-master.php?masterid=5


9 réflexions sur “Marilyn inédite, 50 séances

    1. Je pars toujours du principe que si la critique est là il faut avoir des armes pour l’expliquer.
      Après cela reste un très beau livre. Les photos sont vraiment très belles. Et je trouve que le prix de l’édition française est vraiment un plus vu le bouquin. Mais voilà, je suis très négative sur les informations que la majorité des personnes vont prendre pour argent comptant et ça je ne peux pas l’accepter surtout dans un tel livre !

      J'aime

  1. Je n’aurais jamais mis en doute les dates et lieux indiqués dans les pages du livre en légende de photos. Ton travail remarquable de remise en ordre et au point est sans appel. De qui Joshua Greene s’est-il entouré pour vérifier les légendes des photos ? Sans doute pas de ceux qu’il remercie à la fin du livre, ceux-là connaissent le sujet sur le bougt des doigts il me semble. Bref, des photos magnifiques qui ont été digitalement transformées en images de calendrier et des légendes souvent fausses : ce livre est vraiment une déception. Mais en effet, l’objet lui-même est beau (j’ai l’édition UK), certaines photos restent sublimes et Marilyn est Marilyn, mais bon… Merci pour ton formidable boulot de rectification.

    Aimé par 1 personne

    1. Et voilà où est pour moi la faute impardonnable d’un tel bouquin : personne ne va remettre en cause les informations qui sont liées à chaque séance. Si c’était juste le mois ou le jour, franchement ça peut passer mais là c’est carrément des années !!!
      Je ne crois pas qu’une personne s’est penchée sérieusement sur les dates. Ce n’est pas possible de faire autant d’erreurs ! Et puis les personnes que Joshua Greene remercient ne sont pas forcément si calées que ça en dates « marilynesques ».
      Mais ce que je ne comprend pas c’est que Milton Greene a forcément dû laisser des archives papier ??! Il devait bien classer toutes ces archives, non ? Il y a quelque chose qui me chiffonne sur ce point. Le nombre d’erreurs est trop important pour être pardonnable à mes yeux.
      Je garde désormais tout ce travail pour à chaque fois prouver mes allégations parce que nul doute que beaucoup vont dire « c’est pas vrai ce que tu dis, dans le livre de Greene c’est pas indiquer ça ». Ca me saoule déjà mais le diablotin qui est en moi en frémi aussi de plaisir parce que je peux prouver ce que je dis !
      En tout cas, merci beaucoup pour le compliment, cela me réchauffe le coeur.

      J'aime

  2. Effectivement, excellent travail de rectification sur les dates ! Malgré les retouches outrancières, cela reste un très beau livre. Je suis ravi de mon côté d’avoir conservé toutes les vignettes des séances intégrales non retouchées.

    Aimé par 1 personne

    1. Merci beaucoup.
      Concernant les retouches, il est assez amusant d’aller sur le site officiel de Greene et voir que les retouches que l’on voit dans le livre n’apparaissent pas sur le site. Celles que j’ai mis dans l’article viennent directement du site et non de mes archives !!! Personnellement, j’ai été stupéfaite de voir ça. Mais peut-être qu’une mise à jour du site va être effectuée…

      J'aime

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s